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Une
solution miracle pour toucher les 24-34 ans, branchés, qui évoluent en
communauté et font circuler le bouche à oreille? Oui, les jeux vidéos!
Exit
le stéréotype de l'ado solitaire qui joue amorphe dans sa chambre. Les
adeptes du «gaming» ont bien changé et ils représentent la plus grosse
part de marché de l'industrie du divertissement. Plus importante que
celle du film (10 milliards de dollars) et de la musique (15 milliards
de dollars), les jeux dominent le marché aujourd'hui avec 25 milliards
de dollars de chiffre d'affaires.
Les stars de
cinéma, les chanteurs et même les sportifs ont du souci à se faire, car
désormais les personnages virtuels qui déferlent sur les écrans de tous
types (ordinateurs, téléphones portables, consoles...) ont plus de
valeurs financières que les icônes d'antan. Et oui, Lara Croft pèse
plus lourd que Tom Cruise !
Alors, il paraît évident que les
marketers ont tout intérêt à saisir l'opportunité de toucher cette
cible tant convoitée grâce à ce nouveau média: tel était le conseil
majeur de Simon Bond (responsable des clients internationaux de
Proximity Asie) et Reza Ghaem-Magami (directeur du new business de
Proximity Paris) lors d'une conférence donnée hier à Cannes.
Il
existe plusieurs stratégies pour intégrer sa marque dans cet univers.
Tout d'abord, en plaçant tout simplement de la pub dans les jeux qui
s'y prêtent, comme les bannières dans les jeux de sports. Une forme de
marketing subliminal qui n'interrompt aucunement les accros pendant
leur partie. Il est aussi possible de sponsoriser un événement. Une
opération plus que rentable lorsqu'on sait que ce genre de réunion qui
rassemble les invétérés du joystick peut attirer jusqu'à 40 000
personnes venant des quatre coins du monde.
Mais le «in
game commerce» va encore plus loin. Il s'agit ici de faire de la
vente... directement au travers d'un jeu vidéo! Aux Etats-Unis,
Domino's Pizza s'est associé au jeu en ligne, Everquest. Pendant qu'il relève les défis, l'internaute peut cliquer sur le logo
de la marque pour commander une pizza qui lui sera ensuite livrée à
domicile sans arrêter le jeu. Le paradis des fainéants en d'autres
termes...
Déjà, grâce à des plates-formes comme celle
de MSN, les internautes du monde entier s'invitent les uns les autres
pour partager leur activité favorite, offrant ainsi une visibilité
inouïe pour n'importe quel annonceur. Avec les progrès du Wi-Fi et la
prolifération de téléphones portables, les adeptes du virtuel peuvent
jouer partout et quand ils le souhaitent, tout en communiquant entre
eux. A New York, les habitants se pistent "pour de vrai" dans la ville,
tour à tour fantômes ou Packmans à l'aide du GPS sur leur mobile. C'est
le Packmanhattan grandeur nature!
Dyssia Hayat
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