Depuis
la loi, votée en 2000, reconnaissant les télévisions associatives
indépendantes, aucune d’entre elles n’a été autorisée par le CSA à
diffuser par voie hertzienne de façon permanente, en analogique comme
en TNT, au plan local comme au niveau national.
Les nombreux
programmes produits par le Tiers Secteur Audiovisuel (TSA) restent à ce
jour quasiment inaccessibles au grand public, conduisant ainsi à une
censure de fait. Aucun espace n’est laissé à l’expression directe de
l’engagement associatif et citoyen, qui est pourtant une composante
essentielle de l’activité culturelle et sociale.
De plus, un
an après le lancement de la TNT, aucune télévision locale n’y est
présente et aucun Appel à Candidatures les concernant n’est en cours.
Les
promesses faites à partir de 1999 en faveur des TV locales (aussi bien
associatives que commerciales et publiques) se rétrécissent comme peau
de chagrin : des 6 canaux locaux prévus à l’origine en TNT, le CSA en
est venu en 2005 à ne plus réserver qu’un seul canal. Que va–t-il
rester pour les télévisions associatives face à l’appétit commercial
des grands groupes pour la TV Mobile et la TVHD et face au droit de
préemption de l’Etat en faveur des chaînes de France Télévision,
sachant que les nombreuses télévisions locales analogiques de la Presse
Quotidienne Régionale bénéficieront d’une reprise automatique en TNT ?
Au
regard de la place et du rôle de la télévision dans notre société, il
ne peut y avoir de démocratie réelle sans démocratie audiovisuelle.
L’existence de chaînes associatives participatives est indispensable à
la libre expression de la diversité des courants de pensée, d’opinion
et de création, à la liberté de l’information en tant que droit
d’informer et d’être informé.
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à Paris, en septembre 2006 : Premier rassemblement national des États
Généraux pour une Information et des Médias pluralistes.
http://www.etats-generaux-medias.org








