Rédigé le 28 août 2011 dans 06 Actualites de la plateforme d'echange PSST | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : sexe, âge, profession de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 18 au 27 octobre 2011.
Rédigé le 10 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Voici la présentation de ce matin effectuée par Nicolas Riou dans le cadre du 12ème LuxBox. L'exposé a été suivi par un débat passionnant, où Bruno Aveillan a évoqué quelques productions mémorables dont un court-métrage pour Shangri-La (un homme sauvé par des loups pour illustrer l'humanité de la chaîne hôtelière "to embrace a stranger as one's own. it's in our nature") et un film étincelant pour Swarovski.
Les intervenants ont évoqué la nécessité de :
- créer des histoires avec une diversité de points de vue
- avoir de l'audace (éviter de copier), surprendre, innover et ne pas avoir peur du paradoxe
- faire appel aux égéries/people pour incarner les marques en veillant à ne pas banaliser (éviter de prendre des personnalités surexploitées par plusieurs marques)
- dénicher des talents, co-créer avec les influenceurs et monter en puissance avec eux (Stéphane Gallieni)
Aurélie Pichard, directrice d'études chez QualiQuanti, a relevé quelques enseignements clés émanant de l'ensemble des intervenants et en particulier de Laurence Lepetit (BE&5), que je reproduis ci-dessous :
- la nécessité pour les marques de s'inscrire dans une stratégie éditoriale sur le long terme (pas un "coup d'éclat" marketing mais une histoire qui s'écrit en plusieurs chapitres) : nous appelons cette stratégie, une stratégie culturelle de marque car le contenu produit doit s'appuyer sur une "culture de marque" (constituée par son histoire, fondateur, lieu d'origine, produits, représentations associées à la marque, égéries associées, rôle joué dans l'histoire, territoire culturel, etc.)
- la symétrie du plaisir entre la marque et le public : le plaisir pris autour d'un projet de contenu est le signe de l'engagement véritable de la marque et de l'authenticité de sa démarche, engagement qui est une condition de succès de l'opération de contenu. En retour, le contenu doit avoir une valeur en soi pour le public au-delà du bénéfice pour la marque: nous soutenons l'idée que le contenu doit contenir une forme de désintéressement, de générosité et que la marque doit avant tout penser au spectateur et à la jouissance qu'il retirera du contenu.
- Enfin, nous partageons totalement cette idée que les marques doivent faire preuve d'audace et se laisser aller à la création: se lancer dans le contenu est toujours une aventure, une démarche expérimentale qui procède à tâtons et construit sa cohérence au fur et à mesure du temps et que s'accumulent les différentes couches de contenu produit par la marque. Il s'agit de rompre avec l'orthodoxie de son secteur, et de ne pas se contenter de copier les codes d'expression du secteur (faire un court-métrage parce que le concurrent en a fait un).
Au contraire, l'idée est d'inventer son propre mode d'expression en fonction de son identité de marque. Autrement dit, il ne faut pas se poser trop tôt la question du format ou de la plateforme de distribution : mon concurrent est sur Facebook, je n'y suis pas, faut-il que je m'y précipite ? Sans doute que non. La primauté revient à la qualité du contenu qui sera diffusé sur la plateforme, non à la technologie elle-même. Cette qualité du contenu, cruciale, se juge à l'aulne de la force de l'univers thématique exploité (cf: Repetto et la danse).
Dès lors, tout l'enjeu du contenu pour la marque est de définir cette thématique-clé et de repérer les gisements de contenus (en puisant dans le fond culturel de la marque) pour développer cette thématique.
lire la suite
http://testconso.typepad.com/brandcontent/rflexions_gnrales_sur_le_brand_content/
Rédigé le 09 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les rapports des consommateurs avec les marques et les institutions évoluent. Leurs relations aux médias, leurs pratiques également, sont chamboulées elles aussi. Dans ce contexte le « brand content » est-il devenu le nouvel alpha et omega de la communication ? Réponse de Fabienne Simon, Directrice Département Corporate Ipsos Public Affairs.
Il est d'usage d'attribuer l'invention du modèle à Michelin ; le manufacturier français qui, au début du siècle dernier, institua ses fameux guides recensant les hôtels, restaurants et autre sites pittoresques incontournables, histoire d'inciter les automobilistes en devenir à s’équiper, à rouler et in fine, à user les pneus du Bibendum. Michelin a donc fait du « brand content » comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, sans le nommer. Sous sa forme actuelle anglo-saxonne, le concept est nettement plus récent et ce n’est qu’en 2010 que l’Udecam (Union des agences media) a créé une commission sur ce sujet, l’institutionnalisant en quelque sorte dans l’univers du marketing et de la communication.
Les définitions du "brand content" varient autant que le nombre et la diversité des acteurs qui s’emparent du sujet. Toutes s’accordent cependant sur quelques fondamentaux : qualité de la production, pertinence stratégique (en cohérence avec la marque) et créative (innovante), efficacité de la distribution et génération d’audience… Concrètement, le « brand content » ne désigne pas seulement un contenu éditorial et des consumer magazines. Il intègre désormais des genres et des modes d'expression très variés, notamment audiovisuels et digitaux : programme court sponsorisé, documentaire, émission TV, fiction, film, webséries, site éditorial, site de services, réseau social de service de divertissement ou utilitaire, événement, radio, programmation musicale… Et il en existe de différents styles : ludique ou divertissant (pour distraire et amuser), pratique et utile (pour rendre service) ou informatif (pour renseigner et cultiver). Dans tous les cas, il ne s’agit surtout pas d’un message publicitaire mais d’un contenu à forte valeur ajoutée permettant à la marque d’instaurer ou d’enrichir sa relation avec ses stakeholders, d’affirmer son histoire et ses valeurs, de raconter une histoire en cohérence avec sa stratégie, de faire vivre ou de faire partager une expérience inédite à ses consommateurs. Ce sont donc des messages à la fois complexes et subtils, empruntant beaucoup aux techniques de l’écriture journalistique et de la création artistique qui sont ainsi proposés à des publics libres de s’en emparer, de les enrichir, de les recommander.
Après la communication globale, le « 360° x 365 jours », la RSE (responsabilité sociétale des entreprises), le « brand content » est il devenu le nouvel alpha et omega de la communication ? La défiance généralisée vis-à-vis du personnel politique tout d’abord, des autorités, des institutions et des grandes entreprises ensuite, ajoutée ce qui a été décodé comme des mensonges du marketing, combinés à la pression croissante sur le pouvoir d’achat, tout cela a conduit les consommateurs à se méfier des marques, des messages publicitaires, des promesses trop belles pour être vraies. Qui plus est, l’arrivée d’Internet a permis de s’informer, de comparer, de sélectionner, de critiquer, bref de disposer du pouvoir de déjouer les « pièges » du marketing et de la communication. Le contexte de prolifération des marques (de 1992 à 2008, le nombre de dépôts publiés de marques françaises a progressé de presque 53%), des points de contacts, des messages, a ainsi généré des sentiments de saturation et de la lassitude vis-à-vis des marques et de leurs discours (symptômes de publiphobie croissante, progression des MDD). Au total, les consommateurs ont pris leurs distances, sinon avec les marques, tout au moins avec l’idée de la marque. Dans le même temps, l’explosion de médias - digitaux mais pas seulement, le nombre de chaînes de télévision s’étant lui aussi démultiplié -, ajoutée à la modification des habitudes de consommation média (à la demande, en VOD….), ont considérablement rebattu les cartes en terme d’audience.
Sur ce terreau, la problématique des marques s’est donc profondément modifiée en quelques années. Il ne s’agit plus seulement de séduire, de convaincre ou de prouver mais bien d’amener le consommateur à porter son attention - ultra sélective - sur une marque, à vivre une relation avec lui, à partager des expériences. Les exemples de "brand content" ne manquent pas. Citons parmi les plus récents le forum Philips sur la plate-forme d’aufeminin.com (nouvelles possibilités d’éclairage, mise en valeur des pièces par la lumière..) ; « le Mouvement » (blog de Leclerc pour accompagner les consommateurs dans des achats moins coûteux et plus responsables) ; ABC Banque (site de la Société Générale développé avec Play Bac éditions pour aider les 6-10 ans à comprendre l’argent en s’amusant) ; la websérie d’IKEA dans le sillage de sa campagne « Njut ! » (websérie tournée en caméra cachée dans les magasins du groupe, réunissant des acteurs et des clients) ; le nouveau site Planète Energie de Total (à vocation pédagogique) ; la série « les Impertubables » de Primagaz ; Asus et son vrai-faux "portraitiste 2.0" ; ou encore, depuis quelques jours seulement, l'Ikéa Story à la station de métro Auber. Un musicien, une styliste, un sportif, une infirmière et une commerciale, recrutés via la page Facebook de la marque, sont logés dans un petit appartement transparent au cœur de la station. Ils pourront en sortir pour aller travailler, mais devront dormir et recevoir leurs amis dans cet appartement particulier. Le public pourra les observer, à la manière d’une émission de téléréalité. Juste en face se trouvera une réplique de l’appartement, où les voyageurs pourront découvrir l’ingéniosité de l’aménagement de l’espace grâce aux meubles IKEA, qui permettent à 5 personnes de vivre confortablement dans ce petit espace !
Indéniablement, le "brand content" intéresse les consommateurs. Il est capable d'établir ou d'enrichir la relation des marques à leurs clients, en produisant des communautés affinitaires, en offrant aux marques la possibilité d’incarner leur identité, leur histoire, leurs spécificités en termes de valeurs, d’univers et d’imaginaire tout en réhumanisant les échanges et en offrant de nouvelles expériences. Prudence toutefois car les différentes expériences récentes obtiennent des résultats contrastés et mettent en évidence une condition sine qua non du succès : le courage de renverser la perspective en mettant véritablement l’individu / destinataire / consommateur au centre. Soit en en lui procurant un "vrai plus" : une émotion, un moment exceptionnel, un service, une information. Soit en lui donnant les moyens de se valoriser dans son réseau (recommandation buzz) ou via la communauté affinitaire générée par le contenu proposé par la marque, en lui donnant les moyens de créer, ce co-créer, de co-construire. C’est l’individu qui interagit selon ses désirs et des désirs, que la marque, devenue medium, lui permet d’assouvir.
Fabienne Simon
Directrice du département Corporate, Ipsos Public Affairs
fabienne.simon@ipsos.com
Rédigé le 09 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le 3 novembre dernier, Make Me viral a participé, aux cotés de FNAC Spectacles, au Paris 2 .0, pour animer une conférence sur le thème suivant : « Qui sont les fans, qu’est-ce qu’ils attendent de la marque et pourquoi en avoir ? »
Durant 40 minutes, Jérémi Lepetit, fondateur de Make Me Viral a présenté l’expérience facebook de FNAC Spectacles leader français de la billetterie online aux cotés de Lionel Devidal responsable webmarketing chez Fnac Spectacles. Durant cette conférence, nos deux intervenants ont tenté de répondre à la question de l’impact qu’à réellement un positionnement facebook dans les échanges entre une marque et sa cible?
Dans un article de LSA (www.lsa.fr), publié en date du 19 janvier 2012 (numéro de parution : 2211, n° de diffusion n° 24728), Sylvie Lavabre a rédigé un article suite à cette conférence intitulé : « Ces marques qui ont su faire parler d’elles ». L’auteur soulève la problématique suivante : « Pour faire le buzz sur les réseaux sociaux, les marques doivent proposer des expériences émotionnelles fortes. Lors des dernières Journées Paris 2 .0, des acteurs de renom ont présenté leurs expériences. »
Après une présentation des opérations réalisées par Danette et Samsung sur les réseaux sociaux, Sylvie Lavabre s’attache à expliciter les résultats obtenus par Fnac Spectacles.
Depuis deux ans, Make Me Viral accompagne Fnac Spectacles dans sa stratégie de positionnement sur facebook. Sylvie Lavabre rappelle que l’objectif était d’ « Amuser avec des opértions pour faire croître la communauté et créer une base de données propriétaire« .
Déjà plus de 30 opérations ont été organisées sur la page FNAC Spectacles depuis août 2010 grâce à l’application « Gagne tes places » qui permet de faire gagner des places de concert, des avant-premières, etc.
Le bilan de ces deux ans est révélateur : 230 000 utilisateurs uniques, 2,2 millions d’invitations envoyées via l’application Gagne tes places et 340000 clics en retour, 254 000 fans sur Fnac Spectacles.
Voici un extrait de l’article de Sylvie Lavabre sur le cas Make Me Viral /Fnac Spectacles :
« Formidable base de données
Autre exemple, celui de la FNAC Spectacles. L’enseigne s’est positionnée sur les réseaux sociaux il y a deux ans pour constituer une communauté et l’identifier. « Nous avons réfléchi à des opérations à caractère ludique pour proposer une expérience agréable aux utilisateurs et créer une base de données propriétaire », explique Jeremi Lepetit, fondateur de l’agence Make Me Viral, spécialisée sur facebook. La première opération a eu lieu en août 2010. Depuis, plus de 30 ont suivi, chacune faisant croître le volume de la commnauté. Mais l’enjeu réel est l’engagement des internautes, en proposant des opérations à caractère participatif. C’est ce qui a été réalisé à travers les plateformes de jeux Multiplex et Gagne tes places, qui ont permis d’envoyer plus de 2,2 millions d’invitations. Avec le Graal au bout. « Ces applications nous ont permis de récupérer une base de données e-mail opt-in de 240 000 adresses », calcule Lionel Devidal, responsable webmarketing chez Fnac Spectacles. Mais attention. « Il faut expliquer aux internautes à qui vont servir les informations récupérées, sous peine d’essuyer un refus », met en garde Jeremi Lepetit . Car les réseaux sociaux restent, pour les marques, un terrain miné. Où le moindre faux pas se paie cash. »
Un bel exemple de l’accompagnement de Make Me Viral auprès de Fnac Spectacles durant ces deux dernières années.
Source de l’article : Sylvie Lavabre, Site web : www.lsa.fr, N° et date de parution : 2211 – 19/01/2012, Diffusion 24728, Périodicité : Hebdomadaire, LSA_2211_58_25.pdf, Pag 58
Rédigé le 09 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Bilan 2011 – Projections 2012
http://www.fr.capgemini-consulting.com/think/points-of-view/epub2012-s1/
Avec 28 millions de « vidéonautes » fin 2011, le marché de la vidéo poursuit sa progression à un rythme soutenu (+100% en 2011) et atteint 60 millions d’euros en fin d’année. Côté annonceurs, le recours à la « vidéo in-stream »1, en complément de la télévision pour optimiser la couverture, se généralise. Du côté des éditeurs, l’offre continue de s’étoffer avec un doublement des inventaires disponibles et des formats proposés de plus en plus interactifs...
Le Syndicat des Régies Internet, en partenariat avec l’Union Des Entreprises de Conseil et d’Achats Médias (UDECAM), faisait ce mercredi 11 janvier le point sur les investissements publicitaires sur les médias numériques, via une étude réalisée par Capgemini Consulting.
C’était donc la 7ème occasion de voir comment les dépenses des annonceurs se sont comporté en 2011 sur ces « nouveaux médias » et de se projeter sur l’année qui vient de commencer.
65 acteurs, régies, éditeurs de sites, organisations professionnelles, annonceurs et agences médias ont été interviewés*.

Le marché de la publicité en ligne a connu une croissance de 11% en 2011, pour atteindre 2, 561 milliards, tous segments confondus : search, display, recherche locale, affiliation, emailing, comparateurs et mobile.
Le search reste le segment le plus investi : 1,066 milliards, en progression de 11%. Il représente 42% du total des investissements. La croissance a été notamment soutenue par les requêtes, qui sont de plus en plus nombreuses, en particulier sur le mobile et sur l’amélioration générale des taux de transformation.
L’affiliation (+15%) et l’emailing (stable) représentent respectivement 207 et 95 millions d’euros. L’affiliation a bénéficié du dynamisme de l’e-commerce (+20% en 2011) et de la hausse des investissements du secteur de la grande consommation et de l’automobile.
Les comparateurs, 131 millions €, +9%, source essentielle d’acquisition de trafic pour les e-commerçants, ont profité de l’arrivée de nouveaux budgets (luxe, PME, …) et de la dynamique des secteurs Mode / Accessoires et Ameublement / Décoration. À noter que l’audience des ces comparateurs a pâti du lancement du nouvel algorithme de Google, qui « privilégie » l’édition de contenu.
Le display : près de 25% du marché en progression de 14% (incluant les réseaux sociaux), a été largement porté par la multiplication des opérations spéciales et surtout par le format video in-stream, dont le marché a doublé. Les annonceurs ont en effet manifesté un réel intérêt pour la cible des vidéonautes (28 M vidéonautes uniques en 2011 selon Mediametrie) et pour l’impact du format, qui leur permet l’intégration de contenus d’enrichissement. Côté régies, on a assisté cette année à un doublement de l’inventaire, et à la création d’offres combinant puissance et engagement.
Par ailleurs, le développement des plateformes de marché automatisées ou Ad Exchanges a initié un nouveau mode d’achat pour le display : 3% du total a été acheté par ce biais en 2011 (vs plus de 13% aux États Unis).
Le mobile, 37 millions d’euros en progression de 37%, n’a pas réalisé la croissance qui était espérée il y a un an, et cela est en grande partie dû au sous-équipement des annonceurs en sites mobiles (80% d’entre eux n’en ont pas). En revanche, la multiplication des usages des mobinautes, le renouvellement de l’offre « technique »(nouveaux formats, géolocalisation, …) ainsi que les dispositifs multi-écrans mis en place par les régies publicitaires devraient continuer de porter ce segment.

Pour 2012, le marché de la publicité en ligne est annoncé à la hausse : +8%, pour des investissements tous segments confondus s’élevant à 2,763 milliards d’euros. Cette prévision tient compte à la fois de la conjoncture économique incertaine et de la tenue d’évènements internationaux, Euro 2012 et Jeux Olympiques d’Été, dont les éditions précédentes ont montré leur effet sur les investissements publicitaires plurimédia.
* L’étude s’appuie sur la collecte de données quantitatives (investissements publicitaires), sous contrôle d’huissier (membres du SRI et de l’UDECAM), des entretiens face-face (tendances du marché et perspectives), et l’analyse et le recoupement de sources d’information complémentaires (résultats financiers, données internes, …)
Contact SRI : Myriam de Chassey – 01 42 36 49 15 – mdechassey@sri-france.org
source http://www.lesblogsmedias.fr/2012/01/11/57275-zoom-lobservatoire-de-le-pub/
Rédigé le 09 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Il n’est pas de grand livre de philosophie et notamment de philosophie politique qui ne s’accompagne d’une entreprise de désillusion. Ce livre salutaire de Catherine Colliot-Thélène souhaite nous déprendre de deux définitions consacrées de la démocratie : celle qui l’identifie au gouvernement du peuple et celle qui la fait reposer sur un peuple à l’identité définie et stable. Pour l’auteur, ces deux illusions ne possèdent pas le même statut philosophique ni historique. L’intérêt de cette critique est de nous « libérer de l’utopie d’un démos unitaire » (p. 196) et de proposer une détermination de la citoyenneté correspondant à la mondialisation, qui a pour effet de multiplier les pouvoirs avec lesquels les citoyens entrent en relation.
La démocratie et le mythe de l’autogouvernement
La première illusion, en cultivant la définition de la démocratie comme le pouvoir du peuple, crée le mythe de l’autogouvernement selon lequel le peuple s’émanciperait enfin du règne de la domination et de la sphère oppressive du pouvoir. Pour l’auteur cette illusion est bien un mythe qui n’a jamais correspondu à la réalité de la démocratie. Loin d’être un régime dans lequel le peuple en personne gouverne, la démocratie n’est qu’un certain aménagement de l’asymétrie entre gouvernants et gouvernés, asymétrie propre à tout pouvoir. La démocratie n’est donc pas un régime qui aurait le don exceptionnel d’échapper au pouvoir et à la domination. La démocratie conçue comme autogouvernement n’a jamais existé. Elle ne doit pas être non plus un idéal politique, celui d’une société enfin transparente à elle-même et vidée de tout rapport de pouvoir, vers lequel il faudrait tendre. Notre expérience concrète de la démocratie, loin de confirmer la définition de la démocratie comme autogouvernement, l’invalide : nous, le peuple, nous ne gouvernons pas, nous consentons à déléguer notre pouvoir à des représentants. C’est pour cette raison que l’auteur écrit : « c’est une vérité d’évidence que la participation du citoyen à l’élaboration des lois, par le biais indirect ordinaire de l’élection de ses représentants, pèse de peu de poids dans la détermination du contenu de ces lois ». (p. 8)
Derrière ce concept d’autogouvernement, C. Colliot-Thèlène critique donc cette illusion qui consiste à croire que la démocratie est un type tout à fait exceptionnel de régime politique car il serait le seul capable de dissoudre définitivement le pouvoir dans une participation pleine des citoyens aux décisions législatives.
Pour penser la nature de la démocratie, il faut bien plutôt s’interroger sur les relations que les individus peuvent entretenir avec le pouvoir. La démocratie n’est pas une société où le pouvoir serait enfin absent, mais la création d’une certaine logique de pouvoir dans laquelle les individus ne seraient pas seulement pris dans une dynamique du face à face et de la soumission mais des parties prenantes d’une puissance collective de revendication.
Le peuple, sujet de la démocratie ?
La deuxième illusion n’est pas un mythe car elle appartient bien à l’histoire réelle de la démocratie ; mais ses effets politiques s’essoufflent au contact de la mondialisation qui modifie les lieux et les stratégies de pouvoir. Ce qui est donc illusoire c’est de maintenir une représentation du peuple qui n’a eu d’efficacité politique qu’à un certain moment de l’histoire. Il ne s’agit donc pas de faire totalement disparaître cette figure du peuple mais de la revisiter.
Il faut évidemment tout de suite écarter une interprétation que le titre de l’ouvrage (La démocratie sans démos) pourrait suggérer. Ce titre ne veut bien évidemment pas signifier que la démocratie se porterait mieux en rendant le peuple absent de tout pouvoir. L’auteur ne participe pas à ce que Rancière appelle « la haine de la démocratie », haine qui veut purger la démocratie de cet inconvénient majeur, l’existence du peuple, en remettant le pouvoir aux seuls experts.
Ce titre ne peut se comprendre qu’en replaçant la démocratie dans son histoire : elle est avant tout un processus de démocratisation reposant sur l’invention de droits et sur leur extension. C. Colliot-Thélène montre que la constitution de ce processus crée une tension entre deux sujets politiques : le peuple comme sujet national et l’individu comme sujet de droit, compris comme pouvoir d’arrachement à toute appartenance. Cette tension est apparue pendant la Révolution française. Celle-ci est à la fois ce moment où « le peuple politique n’a pas d’autre choix que de se couler dans la structure territoriale du pouvoir étatique » (p. 96) et celui où l’individu se définit, à travers la Déclaration des droits de l’homme, comme le porteur d’un droit à la revendication de nouveaux droits politiques contenant en eux la potentialité de dépasser la structure étatique. Cette tension se trouve bien dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen car celle-ci se réfère d’une part aux droits du citoyen, qui n’ont d’existence que dans un cadre national, et d’autre part aux droits de l’homme, qui dépassent la nation puisqu’ils appartiennent à l’humanité même. Nous sommes donc en présence d’une tension entre l’universel et le particulier où, si « les droits de l’homme sont universels, les droits du citoyen sont toujours conditionnés par l’appartenance nationale » (p. 99). Comprendre l’histoire de la démocratie à partir de cette tension éclaire notre compréhension de la démocratie.
Suite et fin ICI
Rédigé le 07 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Prochain séminaire
Le "néo-darwinisme social" - doctrine du chacun pour soi individualiste - a été un des piliers du néolibéralisme qui fleuri depuis les années 1980. Or une bonne lecture de Darwin montre facilement comment son message a été mille fois trahi : le monde animal nous enseigne que l'état "social" est la règle universelle - les conflits et la concurrence sont seconds; il n'y a pas d'individu isolé. Que nous enseignent la nature, le monde animal sur l’état social, la concurrence, les conflits, les relations de dominance… ? Quelles sont les conséquences politiques et managériales de nos choix théoriques (notre conception de la nature et des hommes) ? Quels enseignements pouvons-nous en tirer quant à la façon dont nous gérons le personnel et les relations hiérarchiques au sein des entreprises, ou dont nous gérons les relations de concurrence ou de compétition ?
Ce mardi 7 février à partir de 17:30 à Bruxelles, nous en discuterons avec Vinciane Despret, une philosophe, qui est aussi une psychologue, et Pablo Servigne, un chercheur en éthologie. Pour plus d’info et inscription…
Précédent séminaire
Nous avons eu le plaisir de commencer l’année avec Hugues Bersini et Thierry Paquot pour débattre de ce que peut nous enseigner le vivant sur les réseaux et les hiérarchies, sur l’émergence… Le débat ne fût pas facile tant les points d’entrées de nos deux orateurs étaient différents. Et pourtant, malgré ou grâce à cela, des idées intéressantes et stimulantes en ont émergé. Ainsi, il nous est apparu plus clairement à quel point... Continuer
Rédigé le 05 février 2012 dans 02 Aller, Voir, Faire | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)




