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ESCP EUROPE
79 Avenue de la république 75011 Paris
Amphithéâtre Vital Roux
Pratique et théorie du « management par la liberté »
Brian Carney et Isaac Getz ont parcouru le monde pour observer plusieurs dizaines d’entreprises fondées sur la liberté et le bonheur de tous. Ils en ont tiré un livre publié en 2009 aux Etats-Unis et dans cinq autres pays et dont l’édition française paraît en février 2012. Parmi les entreprises étudiées, on trouve des américaines bien connues comme Gore (le fabricant du Goretex) ou Harley Davidson, mais aussi des françaises comme FAVI, une fonderie de cuivre picarde ou GSI, une SSII.
Inscription robringer@escpeurope.eu
Rédigé le 11 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
http://www.internetactu.net/2012/01/12/usages-mesusages/
C’est en lisant Paul Ariès (Wikipédia), rédacteur en chef du Sarkophage – notamment La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance -, que j’ai mieux compris les limites qui me chiffonnaient dans la consommation collaborative. Celle-ci nous est souvent présentée sous les atours du partage et du don, alors qu’elle n’en est pas toujours. Le covoiturage et l’autopartage ne sont pas inspirés par une vision altruiste, comme on l’entend ! trop souvent. Le premier moteur du covoiturage et de l’autopartage n’est pas le partage, mais l’économie. Ce n’est pas sauver la planète qui motive les covoitureurs et les autopartageurs, mais amoindrir l’impact de la crise sur leurs finances personnelles, comme le soulignait déjà l’étude 2010 de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (.pdf). Les utilisateurs de ces services sont d’abord à la recherche de revenus complémentaires.
Le moteur principal de leur motivation ne me semble pas être celui-là décroissance ou du développement durable, comme semblent nous le répéter les argumentaires de tous ces services, mais bien celui de l’hyperconsommation, comme le soulignait le philosophe Gilles Lipovetsky (Wikipédia) dans son essai éponyme. Or, la consommation n’est pas une réponse à la crise planétaire, mais bien une nouvelle étape de la marchandisation des rapports humains – et notamment de rapports humains qui ne l’étaient pas nécessairement avant.
Quand on propose de vendre une part de repas supplémentaire (comme sur Super-marmite ouGobble son équivalent américain), on vend la part du pauvre de l’ancien temps, celle qui a disparu avec l’urbanisation de nos sociétés, celle qui s’est déportée dans les associations caritatives. Celle qui, il y a longtemps, était réservée à l’inconnu de passage et que nos sociétés urbanisées ont renvoyée à la rue. Les autostoppeurs deviennent des covoitureurs qui vont devoir payer leur écot pour voyager, là où ils voyageaient auparavant gratuitement en tendant le pouce aux autres. L’accueil chez soi se marchande : du prêt de canap&ea! cute; de Couchsurfing il n’y a qu’un pas pour glisser à la monétisation de la chambre d’ami d’AirBNB.
Cela signifie que dans le très vaste recueil des sites de consommation collaborative il faut certainement, à minima, distinguer les services de consommation collaborative gratuits des payants. Il faut distinguer ce qui relève du don et ce qui relève d’une nouvelle forme de marchandisation de la société, s’insérant toujours un peu plus profondément au coeur des rapports humains.
Le principe de partage des services du web 2.0 a bien plusieurs acceptions. Et la première à distinguer repose bien sur la manière dont elle est marchandée. Offrir sa place de parking ou son garage n’est pas la même chose que le louer. Il faut donc bien distinguer la nature des services et les modèles de société qu’ils portent. Il faut donc bien observer qui porte le service et quel modèle économique le soutien, comme l’expliquait Adil Abrar. Le risque est bien celui d’un “blanchiment social”, d’un social washing, tendant à faire passer pour social des choses qui ne le sont pas du tout. “Car vend! re un service (l’usage d’un bien) plutôt qu’un objet (la possession d’un bien), c’est plus encore que dans l’économie marchande faire commerce de la mise en relation entre fournisseurs et consommateurs”, soulignait avec raison Vincent Truffy de Mediapart.
La consommation collaborative paraît altruiste. Elle est capable de produire des effets vertueux (moins de produits, plus de partage), mais pas uniquement. Plus qu’une cartographie des services, il faudrait dresser une taxonomie de leurs conséquences. Il y a une différence fondamentale entre le fait qu’un particulier loue sa voiture et le fait que la puissance publique ou qu’un acteur privé propose un service de location de voiture. Et cette conséquence, c’est la transformation des rapports sociaux que la différence induit. Il faut donc distinguer la consommation collaborative des services de partage. En voyant bien que l’un comme l’autre peuvent être ambigües. Le partage de fichiers en P2P profite depuis longtemps à des entrepreneurs qui n’! ont parfois rien d’altruistes non plus et qui génèrent d’énormes revenus sur la publicité qu’ils introduisent dans les rapports de dons entre internautes (voir par exemple les revenus générés par les créateurs d’Emule-Paradise rapportés par leMonde.fr). Les actions de groupes (consistant à se rassembler pour consommer moins cher) peuvent également générer leurs aberrations, à l’image de Groupon.
Le passage du bon service ou du bon usage au mauvais service et au mésusage est délicat. Il s’apprécie chaque fois différemment. Il se mesure à l’aune de valeurs personnelles, culturelles, économiques et sociales qui sont chaque fois différentes. Jusqu’à quand une utilisation est-elle vertueuse et à partir de quand ne l’est-elle plus ?
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Rédigé le 11 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le pouvoir d’achat est aujourd’hui au cœur des préoccupations pour une grande partie des foyers français. Afin d’augmenter leurs budgets consommation tout en minimisant les démarches, certains d’entre eux souscrivent des crédits à distance, auprès de sociétés spécialisées. Acxiom, leader mondial des technologies et des services marketing, fait le point sur les profils des Français possesseurs de crédits à la consommation pour dresser le portrait-robot spécifique des foyers ayant fait le choix de le souscrire à distance.
34% : c’est le pourcentage de foyers français titulaires d’un crédit dédié à la consommation. Parmi ces derniers, 74% se sont rapprochés d’une banque, 14% ont effectué la démarche directement auprès d’une enseigne de distribution, 7% ont plébiscité une société de crédit à distance et enfin 5% se sont rapprochés d’une compagnie d’assurance ou d’une mutuelle.
En phase avec les comportements d’achat actuels marqués par la mobilité et la rapidité, de plus en plus de Français se tournent vers des sociétés proposant de souscrire des crédits en ligne. Ils laissent derrière eux les rendez-vous physiques, pour effectuer leurs démarches en quelques clics de chez eux.
Focus sur les 7% de foyers détenteurs d’un crédit consommation à distance
Célibataires pour 43,6% d’entre eux (contre 35,3% pour l’ensemble des foyers français titulaires d’un crédit consommation), ces foyers sont composés de femmes seules dans 21,7% des cas (vs. 16,3%*). Appartenant à la classe moyenne, ils sont 33,5% à gagner moins de 1 500 euros net par mois (vs. 28%*). Les tranches d’âges les plus représentées sont les 18-24 ans (3,6% vs. 2%*) et les 65 ans et plus (24,7% vs. 22,7%*).
Malgré l’accès à de nouvelles capacités financières, ils sont près d’un tiers à recourir régulièrement à leur découvert bancaire autorisé (30% exactement, contre 23,6%*), et 20,7% d’entre eux souhaiteraient pouvoir regrouper leurs crédits (vs. 12,7%).
Les foyers ayant souscrit à des crédits consommation à distance apparaissent comme des adeptes de la vente à distance au sens large : 45,3% déclarent en effet effectuer au moins 6 achats à distance sur une année (vs. 34,2%*).
Le profil plutôt féminin se retrouve dans les habitudes d’achat : 75,1% des foyers concernés commandent des vêtements par correspondance (vs. 63.4%*), 39,1% du linge de maison (vs. 28.1%*) et 38,7 % des produits de beauté (vs. 30,7%*).
* Ce chiffre représente la part globale de l’ensemble des foyers français déclarant être détenteurs d’un crédit consommation.
D’après la segmentation PersonicX d’Acxiom, première segmentation descriptive et explicative du comportement de consommation des foyers français, plusieurs profils sont particulièrement surreprésentés parmi les foyers détenteurs de crédits consommation à distance :
- Les « Eco singles » (4,6%) : Adultes seuls, de CSP modestes, ils s’inscrivent dans une dynamique de construction du foyer. Ils investissent particulièrement leur logement, l’objectif étant de se créer un nid. L’hygiène domestique et corporelle est un point d’attention important. Plein d’élan et en phase de séduction, ils se sentent bloqués par leur pouvoir économique. Susceptibles, en conflit avec la société, ils peuvent avoir des comportements un peu « réactionnaires », et cherchent une plus forte reconnaissance.
- Les « Family Blues » (4,3%) : Foyers marqués par un accident de parcours, en régression. Deux sous profils ressortent : d’une part des foyers monoparentaux avec plusieurs enfants, plutôt des mères ; d’autre part des foyers avec un seul revenu, faute de travail pour le conjoint. Ils vivent dans la tension permanente par rapport à l’argent et au temps et se placent en gestionnaires rigoureux d’un budget dont l’équilibre reste précaire et qui implique des arbitrages draconiens. L’adulte se « sacrifie économiquement » pour les enfants, en surconsommant des produits de loisirs et de plaisir.
- Les « Papy & Mamy nostalgie » (3,3%) : Majoritairement veufs ou veuves, ils ont perdu en pouvoir économique avec la disparition du conjoint. Ils disposent d’une situation matérielle confortable, mais sans superflu, ni extra. Ils ont un statut économique et socioculturel qui fait leur fierté, qu’ils défendent et entretiennent à force d’activités, de sorties, presque par devoir ne serait-ce qu’envers eux-mêmes. Ils sont très soucieux de transmettre leurs acquis en héritage.
Avec une expertise dédiée à la connaissance client et aux études comportementales, Acxiom dispose aujourd’hui de la plus vaste base de données consommateurs de France, constituant ainsi l’une des sources d'informations sur les ménages français les plus riches du marché. A ce jour, la Base Multicanal d’Acxiom compte 22 millions de foyers segmentés, soit 70% des foyers français, qualifiés tant sur des critères sociodémographiques que comportementaux, constitués à partir de la Grande Enquête sur la Consommation des Foyers. Acxiom s’appuie aussi sur la base des abonnés France Télécom et sur les données issues du recensement de l’INSEE, pour qualifier les 24 millions de foyers français selon leur profil PersonicX.
Les données sont issues de la Grande Enquête sur la Consommation des foyers français effectuée en novembre 2010. Cette enquête porte sur 345 244 foyers français et les échantillons obtenus ont été redressés afin d'être représentatifs de ces derniers.
Rédigé le 11 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : sexe, âge, profession de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 18 au 27 octobre 2011.
Rédigé le 10 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Voici la présentation de ce matin effectuée par Nicolas Riou dans le cadre du 12ème LuxBox. L'exposé a été suivi par un débat passionnant, où Bruno Aveillan a évoqué quelques productions mémorables dont un court-métrage pour Shangri-La (un homme sauvé par des loups pour illustrer l'humanité de la chaîne hôtelière "to embrace a stranger as one's own. it's in our nature") et un film étincelant pour Swarovski.
Les intervenants ont évoqué la nécessité de :
- créer des histoires avec une diversité de points de vue
- avoir de l'audace (éviter de copier), surprendre, innover et ne pas avoir peur du paradoxe
- faire appel aux égéries/people pour incarner les marques en veillant à ne pas banaliser (éviter de prendre des personnalités surexploitées par plusieurs marques)
- dénicher des talents, co-créer avec les influenceurs et monter en puissance avec eux (Stéphane Gallieni)
Aurélie Pichard, directrice d'études chez QualiQuanti, a relevé quelques enseignements clés émanant de l'ensemble des intervenants et en particulier de Laurence Lepetit (BE&5), que je reproduis ci-dessous :
- la nécessité pour les marques de s'inscrire dans une stratégie éditoriale sur le long terme (pas un "coup d'éclat" marketing mais une histoire qui s'écrit en plusieurs chapitres) : nous appelons cette stratégie, une stratégie culturelle de marque car le contenu produit doit s'appuyer sur une "culture de marque" (constituée par son histoire, fondateur, lieu d'origine, produits, représentations associées à la marque, égéries associées, rôle joué dans l'histoire, territoire culturel, etc.)
- la symétrie du plaisir entre la marque et le public : le plaisir pris autour d'un projet de contenu est le signe de l'engagement véritable de la marque et de l'authenticité de sa démarche, engagement qui est une condition de succès de l'opération de contenu. En retour, le contenu doit avoir une valeur en soi pour le public au-delà du bénéfice pour la marque: nous soutenons l'idée que le contenu doit contenir une forme de désintéressement, de générosité et que la marque doit avant tout penser au spectateur et à la jouissance qu'il retirera du contenu.
- Enfin, nous partageons totalement cette idée que les marques doivent faire preuve d'audace et se laisser aller à la création: se lancer dans le contenu est toujours une aventure, une démarche expérimentale qui procède à tâtons et construit sa cohérence au fur et à mesure du temps et que s'accumulent les différentes couches de contenu produit par la marque. Il s'agit de rompre avec l'orthodoxie de son secteur, et de ne pas se contenter de copier les codes d'expression du secteur (faire un court-métrage parce que le concurrent en a fait un).
Au contraire, l'idée est d'inventer son propre mode d'expression en fonction de son identité de marque. Autrement dit, il ne faut pas se poser trop tôt la question du format ou de la plateforme de distribution : mon concurrent est sur Facebook, je n'y suis pas, faut-il que je m'y précipite ? Sans doute que non. La primauté revient à la qualité du contenu qui sera diffusé sur la plateforme, non à la technologie elle-même. Cette qualité du contenu, cruciale, se juge à l'aulne de la force de l'univers thématique exploité (cf: Repetto et la danse).
Dès lors, tout l'enjeu du contenu pour la marque est de définir cette thématique-clé et de repérer les gisements de contenus (en puisant dans le fond culturel de la marque) pour développer cette thématique.
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http://testconso.typepad.com/brandcontent/rflexions_gnrales_sur_le_brand_content/
Rédigé le 09 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les rapports des consommateurs avec les marques et les institutions évoluent. Leurs relations aux médias, leurs pratiques également, sont chamboulées elles aussi. Dans ce contexte le « brand content » est-il devenu le nouvel alpha et omega de la communication ? Réponse de Fabienne Simon, Directrice Département Corporate Ipsos Public Affairs.
Il est d'usage d'attribuer l'invention du modèle à Michelin ; le manufacturier français qui, au début du siècle dernier, institua ses fameux guides recensant les hôtels, restaurants et autre sites pittoresques incontournables, histoire d'inciter les automobilistes en devenir à s’équiper, à rouler et in fine, à user les pneus du Bibendum. Michelin a donc fait du « brand content » comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, sans le nommer. Sous sa forme actuelle anglo-saxonne, le concept est nettement plus récent et ce n’est qu’en 2010 que l’Udecam (Union des agences media) a créé une commission sur ce sujet, l’institutionnalisant en quelque sorte dans l’univers du marketing et de la communication.
Les définitions du "brand content" varient autant que le nombre et la diversité des acteurs qui s’emparent du sujet. Toutes s’accordent cependant sur quelques fondamentaux : qualité de la production, pertinence stratégique (en cohérence avec la marque) et créative (innovante), efficacité de la distribution et génération d’audience… Concrètement, le « brand content » ne désigne pas seulement un contenu éditorial et des consumer magazines. Il intègre désormais des genres et des modes d'expression très variés, notamment audiovisuels et digitaux : programme court sponsorisé, documentaire, émission TV, fiction, film, webséries, site éditorial, site de services, réseau social de service de divertissement ou utilitaire, événement, radio, programmation musicale… Et il en existe de différents styles : ludique ou divertissant (pour distraire et amuser), pratique et utile (pour rendre service) ou informatif (pour renseigner et cultiver). Dans tous les cas, il ne s’agit surtout pas d’un message publicitaire mais d’un contenu à forte valeur ajoutée permettant à la marque d’instaurer ou d’enrichir sa relation avec ses stakeholders, d’affirmer son histoire et ses valeurs, de raconter une histoire en cohérence avec sa stratégie, de faire vivre ou de faire partager une expérience inédite à ses consommateurs. Ce sont donc des messages à la fois complexes et subtils, empruntant beaucoup aux techniques de l’écriture journalistique et de la création artistique qui sont ainsi proposés à des publics libres de s’en emparer, de les enrichir, de les recommander.
Après la communication globale, le « 360° x 365 jours », la RSE (responsabilité sociétale des entreprises), le « brand content » est il devenu le nouvel alpha et omega de la communication ? La défiance généralisée vis-à-vis du personnel politique tout d’abord, des autorités, des institutions et des grandes entreprises ensuite, ajoutée ce qui a été décodé comme des mensonges du marketing, combinés à la pression croissante sur le pouvoir d’achat, tout cela a conduit les consommateurs à se méfier des marques, des messages publicitaires, des promesses trop belles pour être vraies. Qui plus est, l’arrivée d’Internet a permis de s’informer, de comparer, de sélectionner, de critiquer, bref de disposer du pouvoir de déjouer les « pièges » du marketing et de la communication. Le contexte de prolifération des marques (de 1992 à 2008, le nombre de dépôts publiés de marques françaises a progressé de presque 53%), des points de contacts, des messages, a ainsi généré des sentiments de saturation et de la lassitude vis-à-vis des marques et de leurs discours (symptômes de publiphobie croissante, progression des MDD). Au total, les consommateurs ont pris leurs distances, sinon avec les marques, tout au moins avec l’idée de la marque. Dans le même temps, l’explosion de médias - digitaux mais pas seulement, le nombre de chaînes de télévision s’étant lui aussi démultiplié -, ajoutée à la modification des habitudes de consommation média (à la demande, en VOD….), ont considérablement rebattu les cartes en terme d’audience.
Sur ce terreau, la problématique des marques s’est donc profondément modifiée en quelques années. Il ne s’agit plus seulement de séduire, de convaincre ou de prouver mais bien d’amener le consommateur à porter son attention - ultra sélective - sur une marque, à vivre une relation avec lui, à partager des expériences. Les exemples de "brand content" ne manquent pas. Citons parmi les plus récents le forum Philips sur la plate-forme d’aufeminin.com (nouvelles possibilités d’éclairage, mise en valeur des pièces par la lumière..) ; « le Mouvement » (blog de Leclerc pour accompagner les consommateurs dans des achats moins coûteux et plus responsables) ; ABC Banque (site de la Société Générale développé avec Play Bac éditions pour aider les 6-10 ans à comprendre l’argent en s’amusant) ; la websérie d’IKEA dans le sillage de sa campagne « Njut ! » (websérie tournée en caméra cachée dans les magasins du groupe, réunissant des acteurs et des clients) ; le nouveau site Planète Energie de Total (à vocation pédagogique) ; la série « les Impertubables » de Primagaz ; Asus et son vrai-faux "portraitiste 2.0" ; ou encore, depuis quelques jours seulement, l'Ikéa Story à la station de métro Auber. Un musicien, une styliste, un sportif, une infirmière et une commerciale, recrutés via la page Facebook de la marque, sont logés dans un petit appartement transparent au cœur de la station. Ils pourront en sortir pour aller travailler, mais devront dormir et recevoir leurs amis dans cet appartement particulier. Le public pourra les observer, à la manière d’une émission de téléréalité. Juste en face se trouvera une réplique de l’appartement, où les voyageurs pourront découvrir l’ingéniosité de l’aménagement de l’espace grâce aux meubles IKEA, qui permettent à 5 personnes de vivre confortablement dans ce petit espace !
Indéniablement, le "brand content" intéresse les consommateurs. Il est capable d'établir ou d'enrichir la relation des marques à leurs clients, en produisant des communautés affinitaires, en offrant aux marques la possibilité d’incarner leur identité, leur histoire, leurs spécificités en termes de valeurs, d’univers et d’imaginaire tout en réhumanisant les échanges et en offrant de nouvelles expériences. Prudence toutefois car les différentes expériences récentes obtiennent des résultats contrastés et mettent en évidence une condition sine qua non du succès : le courage de renverser la perspective en mettant véritablement l’individu / destinataire / consommateur au centre. Soit en en lui procurant un "vrai plus" : une émotion, un moment exceptionnel, un service, une information. Soit en lui donnant les moyens de se valoriser dans son réseau (recommandation buzz) ou via la communauté affinitaire générée par le contenu proposé par la marque, en lui donnant les moyens de créer, ce co-créer, de co-construire. C’est l’individu qui interagit selon ses désirs et des désirs, que la marque, devenue medium, lui permet d’assouvir.
Fabienne Simon
Directrice du département Corporate, Ipsos Public Affairs
fabienne.simon@ipsos.com
Rédigé le 09 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le 3 novembre dernier, Make Me viral a participé, aux cotés de FNAC Spectacles, au Paris 2 .0, pour animer une conférence sur le thème suivant : « Qui sont les fans, qu’est-ce qu’ils attendent de la marque et pourquoi en avoir ? »
Durant 40 minutes, Jérémi Lepetit, fondateur de Make Me Viral a présenté l’expérience facebook de FNAC Spectacles leader français de la billetterie online aux cotés de Lionel Devidal responsable webmarketing chez Fnac Spectacles. Durant cette conférence, nos deux intervenants ont tenté de répondre à la question de l’impact qu’à réellement un positionnement facebook dans les échanges entre une marque et sa cible?
Dans un article de LSA (www.lsa.fr), publié en date du 19 janvier 2012 (numéro de parution : 2211, n° de diffusion n° 24728), Sylvie Lavabre a rédigé un article suite à cette conférence intitulé : « Ces marques qui ont su faire parler d’elles ». L’auteur soulève la problématique suivante : « Pour faire le buzz sur les réseaux sociaux, les marques doivent proposer des expériences émotionnelles fortes. Lors des dernières Journées Paris 2 .0, des acteurs de renom ont présenté leurs expériences. »
Après une présentation des opérations réalisées par Danette et Samsung sur les réseaux sociaux, Sylvie Lavabre s’attache à expliciter les résultats obtenus par Fnac Spectacles.
Depuis deux ans, Make Me Viral accompagne Fnac Spectacles dans sa stratégie de positionnement sur facebook. Sylvie Lavabre rappelle que l’objectif était d’ « Amuser avec des opértions pour faire croître la communauté et créer une base de données propriétaire« .
Déjà plus de 30 opérations ont été organisées sur la page FNAC Spectacles depuis août 2010 grâce à l’application « Gagne tes places » qui permet de faire gagner des places de concert, des avant-premières, etc.
Le bilan de ces deux ans est révélateur : 230 000 utilisateurs uniques, 2,2 millions d’invitations envoyées via l’application Gagne tes places et 340000 clics en retour, 254 000 fans sur Fnac Spectacles.
Voici un extrait de l’article de Sylvie Lavabre sur le cas Make Me Viral /Fnac Spectacles :
« Formidable base de données
Autre exemple, celui de la FNAC Spectacles. L’enseigne s’est positionnée sur les réseaux sociaux il y a deux ans pour constituer une communauté et l’identifier. « Nous avons réfléchi à des opérations à caractère ludique pour proposer une expérience agréable aux utilisateurs et créer une base de données propriétaire », explique Jeremi Lepetit, fondateur de l’agence Make Me Viral, spécialisée sur facebook. La première opération a eu lieu en août 2010. Depuis, plus de 30 ont suivi, chacune faisant croître le volume de la commnauté. Mais l’enjeu réel est l’engagement des internautes, en proposant des opérations à caractère participatif. C’est ce qui a été réalisé à travers les plateformes de jeux Multiplex et Gagne tes places, qui ont permis d’envoyer plus de 2,2 millions d’invitations. Avec le Graal au bout. « Ces applications nous ont permis de récupérer une base de données e-mail opt-in de 240 000 adresses », calcule Lionel Devidal, responsable webmarketing chez Fnac Spectacles. Mais attention. « Il faut expliquer aux internautes à qui vont servir les informations récupérées, sous peine d’essuyer un refus », met en garde Jeremi Lepetit . Car les réseaux sociaux restent, pour les marques, un terrain miné. Où le moindre faux pas se paie cash. »
Un bel exemple de l’accompagnement de Make Me Viral auprès de Fnac Spectacles durant ces deux dernières années.
Source de l’article : Sylvie Lavabre, Site web : www.lsa.fr, N° et date de parution : 2211 – 19/01/2012, Diffusion 24728, Périodicité : Hebdomadaire, LSA_2211_58_25.pdf, Pag 58
Rédigé le 09 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)




