Je vous retranscris ce que j’ai pu retenir de la conférence « Tendances E-marketing 2010 » animée par Jérémy DUMONT de l’agence POURQUOITUCOURS, Stéphanie Hajjar, Innovation Plateform Director chez SFR et Christophe Duhamel, responsable marketing chez AUFEMININ.COM.
L’intérêt évidemment de cette conférence est d’avoir des retours d’expérience des professionnels présents et donc de savoir ce qu’ils font chez eux. Voici donc les 10 tendances ou idées forces que j’ai retenues de cette conférence :
1. Marketing collaboratif ou Co-création
Chez SFR, cela s’exprime entre autre par l’ateliersfr qui permet de tester des produits ou des services e bêta (2500 membres actifs) ou encore avec un concours vidéo ouvert à tous pour faire la promotion de SFR. Stéphanie Hajjar précise que devant la qualité des vidéos proposées, SFR en a retenu davantage qu’initialement prévu et que l’expérience a été très riche d’enseignement (D’autres exemples à voir sur EYEKA qui organise ce type de concours).
Je crois que c’est le patron de « Procter & Gamble » qui
disait que son concurrent principal était une personne avec une idée.
Google ou Microsoft sont nés comme ça. Bref, les idées les plus
innovantes viennent souvent d’une personne prise individuellement (A
noter par exemple que Google s’est organisé pour laisser du temps à
chacun afin d’innover. Google est donc organisé pour permettre la
créativité individuelle. Est-ce pareil chez Apple ?).
Les exemples
de co-création sont légions. On citera notamment chez Google,
l’implication des développeurs dans ses produits (Chrome, Maps,…). A
lire également cet article sur Google Maps et la nouvelle économie participative…
Derrière cette façon de fonctionner, il y a également l’idée force, précise Stéphanie Hajjar, qu’on ne sait pas de quoi sera fait Internet dans 3 ans. Il faut donc construire les offres et les services de façon flexible en acceptant de ne pas connaître ce que sera le résultat final (d’où les versions Beta).
2. La géolocalisation : « The next big thing »
J’ai
toujours pensé qu’il y avait énormément à tirer au niveau local : ma
ville, mon quartier, ma résidence, l’endroit où je me trouve (Et M.
Jobs inventa l’iPhone et sa géolocalisation) sont autant de points de
contact entre commerçants et client. Je pense également que le virtuel
a des limites (sans blague…) et que les gens vont avoir de plus en plus
de besoin de réel (mais j’y reviens dans le point suivant). Evidemment
la géolocalisation est un pré requis à d’autres outils marketing comme
la réalité augmentée.
PS : le temps de dire cela, et le monde a déjà changé. En effet, j’ai été impressionné pas plus tard qu’hier de voir la Toolbar Google me demander si j’acceptais d’être géolocalisé (mais comment font-ils ? Plus d’info ici). Résultat, l’application m’a bien repéré à + ou – 200 mètres. Google utilise pour cela les bornes Wifi environnantes (par triangulation j’imagine). Imaginez la puissance d’une telle fonctionnalité pour une société dont le business modèle est la publicité. Incessamment sous peu, je pense que Google sera à même de prévoir ce dont j’aurai envi dans les prochains mois ! Et je pense que ce n’est pas si délirant que ça….
3. Du monde virtuel au monde réel : les réseaux s’auto-organisent
Comme l’a dit Christophe Duhamel lors de la conférence, les internautes sont devenus plus mûrs (n’oublions que l’Internet est jeune et les réseaux sociaux encore plus) et sont demandeurs (pardon « demandeuses » pour Aufeminin.com) de nouvelles expériences. Ils souhaitent faire des choses ensembles. Ainsi, il faut leur en donner les moyens (par exemple en proposant des agendas partagés en ligne, la possibilité de donner de l’argent pour une cause, ou par exemple dans l’atelier SFR, la possibilité d’informer les membres du réseau via Twitter des incidents sur les lignes de transport).
En réfléchissant également au sujet, je me disais la chose suivante. Si j’étais une marque par exemple de vêtements ou de sac de luxe, j’organiserais sans doute des évènements tels que des ventes privées dans le monde réel avec des promotions, une ambiance particulière etc. L’engagement du client vis-à-vis de la marque prendrait ainsi une autre dimension et permettrait d’une part de fidéliser et d’autre part de se différencier de la concurrence.
4. Réseaux sociaux : une redéfinition du territoire de la marque vs sa communauté ?
Concernant Facebook et Twitter, nous ne sommes plus réellement dans la tendance. 2010 est l’année de l’explosion de ces médias dans les dispositifs marketing des marques. Quoi qu’il en soit, nous sommes toujours en phase d’expérimentation ou d’adoption par les marques.
L’idée qui me semble particulièrement intéressante derrière cela est de savoir quelle sera la part prise les réseaux sociaux dans la stratégie de l’entreprise. A l’extrême, on pourrait imaginer une sorte de gouvernance d’entreprise par les réseaux. Les utilisateurs de Facebook ont par exemple déjà imposé leurs désidératas. Les utilisateurs ont par ailleurs la possibilité de comparer ou de discuter des produits ensembles. Il y a là de vrais enjeux de pouvoir avec un glissement très net vers les consommateurs.
Pour les entreprises, l’objectif est de maîtrise leur communication
et l’implication des utilisateurs dans la chaîne de valeur. Voir pour
les meilleures d’entre elles, de s’en servir comme effet de levier.
Bienvenue dans le XXIème siècle.
5. Développement du marketing des tribus ou Marketing collectivisé![]()
«Ne te demande pas ce que la communauté peut faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour la communauté…et accessoirement pour moi ». Ainsi parlait IKEA avec le covoiturage, GENERALI avec Kontsurnous, SNCF avec TGV Rézo et j’en passe. L’idée est que je trouve un avantage à entrer dans la communauté et l’entreprise a bien sûr un avantage à créer cette communauté (acquisition ou fidélisation de client, meilleur connaissance, etc.).
6. Multiplication des sites éditoriaux gérés par les entreprises de la part des entreprises
L’objectif est de tisser des liens plus étroits avec ses clients et plus de proximité pour les fidéliser en leur apportant des services ou de l’information dont ils ont besoins. Les marques cherchent ainsi à se différencier, voir à trouver de nouvelles sources de revenu (abonnements,…). Une très belle illustration est donnée par Leroy Merlin avec ducotedechezvous.com ou encore par bledina.com qui a enrichi son site avec des dossiers, conseils et autres astuces.
7. Réalité augmenté : bon pour moi 2010 sera l’année du lancement et il faudra attendre encore un peu pour voir si les utilisateurs accrochent et ce qu’on peut réellement en faire. Nul doute ceci dit que cette évolution est réellement sexy et que le potentiel est énorme. A quand les lunettes high-tech pour voir le monde en numérique ? Pssst…Robocop, reviens là !
8. User Centric Marketing (UCM) OU Marketing comportemental.
Cela rejoint également une autre conférence du salon e-marketing mené cette fois ci par des intervenants de TNS-SOFRES. Vous pouvez retrouver un résumé de cette présentation ici.
L’idée force est de dire que jusqu’à maintenant l’analyse marketing
était « Site Web Centric ». Un internaute entre sur le site. On regarde
d’où il vient, ce qu’il y fait et dans quelles conditions il sort.
Soit. Analyse nécessaire mais non suffisante.
Il serait opportun
d’avoir une vision plus complète de son parcours. C’est ce que
développe des sociétés comme Criteo avec des offres de reciblage
publicitaire (retargeting) : Je vais sur un site A, je vois le produit
Z, puis je vais sur le site B et je retrouve le produit Z avec un code
promotion donc je reviens sur le site A. Pour en savoir plus sur le
retargeting, je vous conseille de lire le dossier du JDN.
Cette problématique est également au centre des politiques CRM et de l’intercanalité (web, point de vente, service client,…). Il faut en effet mieux comprendre le comportement de mes clients sur les différents canaux pour optimiser ma relation. A quand le Truman Show ? (rêve de tout responsable marketing, non ?). Cette problématique est évidemment au cœur des stratégies CRM.
9. l’identité interactive
Pas évident à expliquer mais de ce que j’en comprends, il y a là tout un champ de recherche « fondamentale » avec des questions de l’ordre du « Qui suis-je » lorsque j’interagis avec l’extérieur. Pour ma part, je pense être différent par exemple sur mon lieu de travail ou en privé. Déjà compliqué à gérer, non ? Mais ajoutons à cela des interactions via le web au travers d’un avatar…ou de plusieurs. Certains sous un nom réel et d’autres sous un nom fictif. Finalement, j’ai plusieurs identités, plusieurs modalités d’interaction avec l’extérieur. Et cette compréhension est également fondamentale pour un responsable marketing afin de comprendre à qui il s’adresse et de lui proposer des produits ou services qui correspondent à ses attentes et dans le bon timing.
PS : De nouveau du nouveau à ce sujet avec le chantier lancé Par Nathalie Kosciusko-Morizet sur l’identité numérique. Comme quoi, la tendance se confirme.
10. Web sémantique ? Je n’ai pas étudié la question et les interlocuteurs n’avaient pas l’air d’accrocher plus que ça sur le sujet. Si vous avez des idées, n’hésitez pas.
Je récapitule :
Sans vouloir couper les tifs en mille morceaux mais finalement il y a le marketing participatif, collaboratif, collectif, coopératif et plusieurs modalités de ciblage : classique (Sexe, CSP,…), géographique, par rapport au contenu ou comportemental.
Bon courage !
En savoir plus sur la conférence « Tendances E-marketing 2010 »: Consulter la présentation Slideshare de l’agence POURQUOITUCOURS
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SOURCE : le lab commerce
PAR: alexis mouthon
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AGENCE DE PLANNING STRATEGIQUE 2.0
DIRIGÉE PAR: Jérémy Dumont

















